17.02.2007

Baisse du chômage : faux et vrais remèdes

IL N’EST PAS TRES SORCIER DE FAIRE BAISSER LE CHOMAGE

• Il suffirait en France de créer 3millions de fonctionnaires en plus et le chômage n’existerait plus. Nous verrons plus loin que ce ne serait évidemment pas sans douleur.
• Mr De Villepin qui a réussi , par le traitement social du chômage , à réduire de 500000 le nombre de chômeurs inscrits ne s’y est guère pris autrement que par la méthode caricaturale avancée ci-dessus : 60000 emplois d’assistants éducation pour l’éducation nationale, 60000 emplois volontaires jeunes chez le ministre des armées, 130000 emplois aidés avec primes et exonérations de charges sociales pour les entreprises volontaires , contrats d’avenir et quelque autres moins connus pour environ 70000 personnes, peut être toilettage des listes d’attente pour 50000 dit on, et 100000 emplois de service Borloo, de vrais emplois ceux là, mais tout de même encouragés par un effort fiscal. A vrai dire l’imagination de nos fonctionnaires, énarques et technocrates, a été tellement fertile qu’il est fort difficile de s’y retrouver. Aucun journaliste ne fait d’ailleurs plus l’effort de chercher, de même que la plupart des commentateurs. La gauche va répétant qu’on a truqué les statistiques et le gouvernement ne peut guère se targuer d’avoir pratiqué une politique de gauche. Cela ferait plutôt mauvais genre !
• De telles politiques misant sur le fonctionnariat ou les emplois aidés ont un inconvénient majeur. Elles alourdissent, quelque soit la façon dont on s’y prenne, les prélèvements obligatoires et partant elles diminuent les vrais emplois qui pourraient être créés dans les services « marchands » par le secteur privé.

CAR SI L’ON VEUT VRAIMENT RESOUDRE LE PROBLEME DU CHOMAGE C’EST LA, ET UNIQUEMENT LA, QU’IL FAUT CHERCHER LES SOLUTIONS ET APPLIQUER LES BONS REMEDES …ET CEUX CI SONT PARFAITEMENT CONNUS. IL SUFFIT DE REGARDER LES PAYS QUI ONT RAMENES LES TAUX DE CHOMAGE A 5%.


• IL faut d’abord faire diminuer le poids des services publics et le fardeau qu’ils prélèvent sur l’économie nationale en augmentant leur productivité ( la qualité du service rendu ne doit pas diminuer mais son coût doit baisser) . La baisse des prélèvements obligatoire que certains candidat (bravo Sarko) osent inscrire à leur programme présidentiel, est une nécéssité absolue et une première mesure indispensable à condition de ne pas reporter sur la dette extérieure les allégements décidés. Il faut vraiment économiser et ne pas faire semblant.

• Une deuxième mesure consiste à « flexibiliser » le droit du travail. Si les entreprises peuvent licencier librement en fonction de leurs carnets de commandes, elles hésiteront beaucoup moins à embaucher. Toutes les mesures qui iront dans ce sens favoriseront largement la création d’emploi. Tous les exemples étrangers le montrent.

• Une troisième mesure est tout aussi indispensable. Il faut encourager l’investissement dans les entreprises et l’économie plutôt que dans les œuvres d’art ou la spéculation immobilière et il faut arrêter de faire fuir nos capitaux à l’étranger avec un ISF ubuesque. Toute incitation fiscale à l’investissement dans les PME et la suppression de la règle absurde des 25% pour ne pas subir l’ISF ou les droits de succession pour les créateurs ou investisseurs en entreprise sera indispensable.

• Il faudra enfin alléger considérablement le poids des retraites sur la population active en remettant les jeunes retraités au travail au minimum jusqu’à 65 ans pour avoir une retraite complète, en diminuant les retraites des catégories supérieures et en supprimant évidemment les avantages exorbitants des régimes spéciaux.La réforme Fillon de 2003 fut une première étape. Elle ne suffit pas.

***

La France a beaucoup redistribué. Elle a beaucoup gagné en qualité de vie mais elle est maintenant en train de s’appauvrir et la montée des problèmes dans les populations défavorisées commence à se faire sentir. Il est grand temps de se remettre au travail ( vive Sarko) et grand temps de recommencer la création de vraies richesses, ce que seul le secteur privé peut faire à travers l’accroissement du PIB par habitant. Le temps du secteur public qui ne cesse d’enfler est révolu. Il faut favoriser ceux, entreprises et salariés, qui par une activité dans l’économie marchande permettront de faire rentrer plus de ressources dans les caisses de l’Etat et des organismes sociaux.

Roland Serta

Commentaires

Si la gauche a pu se planter avec les emplois jeune, je crains que Monsieur Borolo aille droit dans le mur avec ses emplois aidés, notamment le contrat d'avenir.

En permettant aux collectivités territoriales de recourir à ce type de contrat, on plombe encore les finances publiques d'une part, et, d'autre part, les personnes en bénéficiant se retrouvent au bout de deux ans dans une situation précaire, sans s'être réellement formées.

Quant à la flexibilité du travail, je suis d'accord, mais il est nécessaire de mesurer certains propos et de répondre à une simple question : le poids de ces licenciements de convenance va se reporter irrémédiablement sur les assédic, donc sur l'état...à moins que l'on supprime toute allocation???

Comment louer ou acheter un appartement si l'on ne peut offrir à notre organisme financier la stabilité de notre emploi???

Ne serait-ce pas là, une nouvelle façon de creuser l'écart entre fonctionnaires et salariés du secteur privé?

La refonte du droit du travail qui est nécessaire à mon sens, ne peut se résumer à balancer des mesures "toutes faites" sans en appréhender les diverses conséquences.

Ecrit par : Desroches | 18.02.2007

Vos propositions et commentaires sont excellents, je veux juste ajouter un point important : le travail n'est pas une fin en soi, la vraie finalité est la création de richesse ou la création de valeur ajoutée forte.

A ce sujet une question incorrecte :
La TVA est-elle un impôt imbécile puisque plus vous êtes performants plus on vous punit !!!!

Ecrit par : LAMOUREUX | 01.03.2007

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