06.05.2008

6 mai 2007 - 6 mai 2008 : premier bilan

Les articles sont nombreux dans la presse pour tirer un bilan de la première année de Nicolas Sarkozy et de son équipe pour réformer la France : tous confirment que c'est le mandat que lui ont donné les français et que ceux-ci jugent à l'aune des résultats. C'est déjà un consensus important. Un regard extérieur est souvent bon, je vous recommande la lecture de celui du Nouvel Economiste (en anglais) : http://www.economist.com/displaystory.cfm?story_id=11289076&mode=comment&intent=readBottom

Pour ceux qui ont fait l'exercice de voter parmi les 15 engagements de Nicolas Sarkozy, c'est intéressant de les relire, y compris dans leur formulation. Nous verrons ce soir les enseignements qu'en tirent nos leaders, mais on ressent qu'il y a encore du chemin à faire pour les réussir tous, 4 ans ne seront pas de trop. L'heure n'est donc pas à la fête, c'est trop tôt, mais à la concentration et la réaffirmation continuelle de la nécessité des réformes. Nous en prenons bien le chemin.

Il manque peut-être un chapeau, celui de la vision que propose la droite au delà de ces réformes. Il serait important de rappeler aux français pour motiver et emporter leur adhésion sur ces réformes, que l'objectif est que chacun ait sa place dans la société : il ne s'agit pas d'organiser une simple répartition des richesses "égalitariste" comme la gauche le préconise trop souvent, répartition toujours insuffisante, coûteuse, et n'offrant finalement pas la dignité dont chacun a besoin pour vivre, au delà des subsides.
Il s'agit de donner à chacun sa chance selon ses capacités, sa formation, ses envies, sa volonté et une répartition des fruits du travail (il est naturel qu'elle aille autant aux salariés qu'aux actionnaires qui financent et prennent des risques, mais probablement de façon plus équilibrée que les excès constatés parfois). Incontestablement, il faut organiser un rattrapage pour ceux qui sont moins bien armés, et même accepter que certains ne pourront pas avoir les mêmes opportunités. Peut-on appeler cette vision de la droite pour notre société la recherche d'une répartition équitable des chances...?! Pour bien la faire, il faut également admettre et accepter la compétition mondiale et l'environnement qu'elle crée.

Tous les acteurs se sentent concernés par la nécessité des réformes. Ce qui se passe en matière de démocratie sociale est une révolution. Le politique entérinera, mais il a créé un contexte favorable. Ainsi, l'autre point positif de ce bilan est que la politique sert à quelque chose! Elle ne sert pas seulement par les mesures techniques qui sont prises, mais elle se mesure par exemple par l'impact sur les mentalités de la promotion des seniors dans l'univers professionnel.

L'article du Nouvel Economiste rappelle à la fois le regret et le conseil de Tony Blair à Nicolas Sarkozy de ne pas avoir été assez loin dans certaines réformes. A bon entendeur...le mandat des français est clair!

Votre blogmaster

Commentaires

Bonjour Blogmaster :

J'ai moi aussi lu avec attention l'article du Nvel Economiste et comme Tony Blair, j'aimerais que notre Président aille plus loin dans chacune des réformes qu'il initie.
Comme le dit l'article : nous sommes bien sur la charnière du sujet... moins de réforme et moins de rupture seraient inéfficace et contraire aux engagements de 2007... Plus de réformes où plutôt chaque réforme en "plus fort" serait assurément souhaitable mais serait-ce alors accepté par notre corps social ? ça, c'est la bonne question.
Les Français ont voté pour la Rupture, et je suis clairement l'avocat d'une Rupture plus "franche" que "tranquile"
Mais l'objectif est bien d'amener notre collectivité nationale dans son ENSEMBLE (Ensemble tt est possible !) vers le XXIè siècle.
J Chirac avait été élu sur la résorption de la FRACTURE sociale : en ne réformant pas notre pays en profondeur, cette fracture s'est creusée... Comme le dit justement le Nvel Economist, nous avons reculé collectivement sur de TROP nombreux sujets ( parmi nos 80 meilleures universités, UNE SEULE se situe dans le TOP 50 du classement de Shangaï !) L'heure du constat, du misérabilisme, des rapports, de l'apitoyement sur soi est terminée et c'est ce que je veux retenir de cette première année de Nicolas Sarkozy Président :
Le vent de la Rupture s'est levé : FRANCE is back...
Vu le retard accumulé, ça ne va pas se faire du jour au lendemain. ça va être long et difficile mais nous devons tous ENSEMBLE soutenir mordicus notre Président dans cette action salvatrice.

En toute amitié
Eric S.

Ecrit par : Eric S. | 07.05.2008

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