06.07.2008

Conseil National de l'UMP : l'Europe à l'honneur

Samedi 5 juillet 2008

La première table ronde pour parler de l'Europe était prestigieuse, tant elle montre que l'UMP est le parti majoritaire au pouvoir, et que nos responsables politiques sont aux commandes: Christine Lagarde, Jean-Pierre Raffarin, Michel Barnier, Brice Hortefeux, Joseph Daul, Wilfried Martens, Alain Lamassoure.

37962e150f946f1b32dd7e220aedfd8b.jpgAprès les interventions de Hans-Gert Pöttering, Président du Parlement Européen, José Manuel Barroso, Président de la Commission Européenne et Nicolas Sarkozy, Président de la République Française et de l’Union Européenne depuis le 1er juillet, nous n’avons pas eu de grand silence…l’agenda chargé ne le permettait pas…et pourtant, incontestablement, tous les participants s’accordaient à dire qu’ils avaient assisté à un très rare moment de très grande politique.

Car c’était bien le mot qui avait le plus sa place dans les discours de ces trois grandes personnalités européennes, dans un français parfait, il est bon de rappeler l’honneur qu’ils font à notre langue, « pour une Europe politique ». Chacun a compris que c’était le seul avenir pour l’Europe, après le message de paix sur laquelle elle s’est construite pendant tout l’après-guerre.

L’Europe politique est la réponse à la mondialisation : une Europe qui est là pour ses citoyens en appliquant des politiques qui les protègent et les rassurent, qui exigent donc une « réciprocité » aux autres grands pays qui produisent sans exigence comparable en matière de développement durable ou de norme sociale, une Europe qui offre un cadre pour la politique d’immigration (cette initiative française a été très clairement appuyée par Barroso et Pöttering), une Europe qui mène une politique de sécurisation alimentaire, de vigilance par rapport au pouvoir d’achat des citoyens (TVA sur les produits pétroliers, TVA sur la restauration, etc). Enfin, ils ont tous les trois rappelé l’exigence de finir le processus de ratification du traité de Lisbonne. Il ne faut pas laisser au bord du chemin, dans une Europe qui serait à deux vitesses, des pays que l’on a acceptés et intégrés dans l’Europe après la sombre période du communisme et de la dictature, c’est contraire aux valeurs de l’Europe nous rappelle Nicolas Sarkozy. Les 27 pays doivent signer avant tout nouvel élargissement, confirme Hans-Gert Pöttering.

5caaabb372ef336224f56cc10daa5329.jpgIl n’est franchement pas inutile à nos lecteurs de prendre une heure et de regarder la vidéo de ces trois interventions sur le site www.u-m-p.org. Patrick Devedjian a raison d’être fier que l’UMP, parti politique, grâce bien évidemment à notre Président de la République, organise de tels débats, après Tony Blair en janvier et Angela Merkel en mars de cette année.

34657f0aa5d3c969b43e62e09600bc50.jpgVous y retrouverez aussi notre Président au mieux de sa forme : il ne lit pas une ligne, fait preuve d’une énergie et d’un volontarisme impressionnants, n’a aucun sujet tabou. Il bouge les lignes, même en matière de politique internationale, en appelle à la responsabilité des hommes d’Etat. Les intervenants suivants (Copé, Bertrand, Estrosi, Kosciusko-Morizet) rappellent l’exemple qu’il nous donne de faire de la politique : pas de tabous, ne pas avoir peur du débat, même entre amis et toujours avancer. En face d’un parti socialiste dont la déconfiture idéologique est tous les jours palpable avec ses 21 contributions, mais aussi en face de la présence grandissante d’un Olivier Besancenot dont il faut absolument se méfier du caractère doctrinaire.

Notre Secrétaire Général a fait des propositions pour la vie de notre mouvement en conclusion tout à fait intéressantes. En effet, il est nécessaire, on l’entend souvent, de trouver un positionnement à l’UMP alors que le Président et le gouvernement mettent en œuvre le programme dessiné pendant deux ans avant les élections. Patrick Devedjian propose de séparer en trois pôles les différentes missions : un pôle « soutien au gouvernement », un pôle « débats », un pôle « producteur d’idées ». Cela clarifiera très certainement les interventions ou les initiatives de l’UMP selon les registres : en soutien du gouvernement, d’autres fois en avant-garde du gouvernement.

Enfin, François Fillon, arrivé tout juste du Québec, a rappelé sa fierté à avoir réveillé la belle endormie. A l'étranger, ils commencent à y croire : Il peut y avoir des grèves sans qu'on s'en aperçoive.

Serge Guevel vous propose comme d’habitude quelques photos prises au plus près. Un album est disponible en colonne de droite.