04.01.2008
Littérature, politique...et meilleurs voeux!
Dans ces tous premiers jours de 2008, jours un peu plus calmes, à l’heure où chaque équipe peaufine son programme pour les municipales, où notre Président nous a présenté ses vœux, où nos responsables politiques nous envoient les leurs, je vous propose de prendre très temporairement de la hauteur par quelques réflexions sans prétention.
Ainsi, la littérature, et plus particulièrement le roman, ne peuvent-ils pas donner un éclairage particulier sur l’action politique ?
Kundera le dit très bien dans son essai l’Art du Roman : « le roman n’examine pas la réalité, mais l’existence.Et l’existence n’est pas ce qui s’est passé, l’existence est le champ des possibilités humaines, tout ce que l’homme peut devenir, tout ce dont il est capable. (…) Exister, c’est « être-dans-le-monde ». Il faut donc comprendre et le personnage et son monde comme possibilités. » Ainsi, le roman est plus concret que la philosophie, qui « développe sa pensée dans un monde abstrait, sans personnages, sans situations. ».
C’est pourquoi la lecture de romans, une des formes littéraires les plus accessibles, est certainement très intéressante pour saisir la complexité de la société humaine. Elle évolue d’ailleurs dans le temps, puisque chaque époque a eu ses grands auteurs et ses grands thèmes. C’est pourquoi, bien qu’examinant les « possibilités »selon Kundera, le roman n’est pas tout à fait détaché de la réalité qui l’entoure.
En quoi ces lectures peuvent-elles éclairer l’action politique ? La politique doit aussi comprendre les individus et le monde qui les entoure pour leur proposer des solutions adéquates. L’exercice est complexe, il nécessite d’embrasser la diversité des personnalités et des situations de chacun et comme le roman de comprendre les rapports entre les individus et le monde. Cette capacité est indispensable pour rassembler et répondre le plus justement et largement aux besoins des citoyens. L’ »art du roman » peut donc proposer une culture, une réflexion souvent accessible et concrète ainsi qu’une ouverture intéressante à l’action politique.
Mais des différences fondamentales existent entre la réflexion politique et la littérature.
- La première grande différence est que la politique scrute le monde réel pour réfléchir sur les rapports entre les individus et la société et leur proposer des solutions. Elle s’appuie pour cela sur des idées, des cadres parfois philosophiques voire idéologiques. Ainsi, plus le diagnostic que fera la politique sur la réalité du monde sera juste et sans tabous, plus elle réfléchira dans le bon sens sur l’avenir à proposer aux individus qui habitent ce monde, plus elle sera concrète.
- La deuxième grande différence, c’est que les personnages de roman sont souvent présentés dans des situations extrêmes les conduisant à choisir radicalement de rester dans la société ou souvent d’en sortir, ce qui n’est heureusement pas le cas la plupart du temps de la politique. L’action politique telle que la pratique des grands partis démocratiques vise au contraire à rassembler largement et proposer des évolutions qui apportent une certaine sérénité sur leur avenir aux citoyens...
Sur ce, l’année 2008 s’annonce comme une année politique passionnante à tous les niveaux, locaux, nationaux et européens, je vous souhaite donc à tous une très bonne année 2008 !
Votre blogmaster
18:35 Publié dans Decryptage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.08.2007
Bien décrypter pour agir...
Nous avons longtemps sur ce blog et ailleurs pendant la campagne expliqué quelle était la « politique autrement » que Nicolas Sarkozy allait employer.
En cette fin de mois d’août, dans les journaux plutôt de « gauche », on peut être surpris sur le ton employé qui continue parfois dans la même veine que la campagne, avec des analyses des actions de Nicolas Sarkozy simplificatrices, voire caricaturales sur ses vacances. On se dit que c’est faute d’idées, de débats, très probablement…
La réactivité de Nicolas Sarkozy et de l’équipe gouvernementale ne peut pas être mise aussi facilement au compte de la culture de l’instant comme voudraient bien nous le présenter une gauche tellement peu constructive qu’elle semble bien peu intéressée par l’avenir de notre pays.
Réactivité et volontarisme : qu’est ce que cela veut dire ? En matière de justice par exemple, il est évident que Nicolas Sarkozy pendant plusieurs années Ministre de l’Intérieur a pu observer le fonctionnement de la justice, avec d’ailleurs Rachida Dati qui travaillait à ses côtés. L'UMP a débattu sur ces sujets avant l'élection. Les propositions qu’il avance pour sortir du constat, effectivement longuement rabattu dans moult rapports sans jamais passer à l’action, provoque des réactions. Elles font sortir du constat. Le plus important dans la politique de Nicolas Sarkozy, n’est-ce pas la réaction d’un employé du Ministère de la Justice, qui, le lendemain de l’annonce des mesures pour les délinquants sexuels, sachant qu’un ancien condamné pour crime sexuel allait sortir de prison, a réagi et alerté pour que soit vérifié l’accompagnement dont il ferait l’objet? C'est un exemple, il illustre combien nous devons chacun nous sentir concernés et agir pour le changement en relayant l'action politique.
A travers l’action concrète, les réunions sur des cas précis, qui évidemment surprennent, bouleversent les habitudes, paraissent parfois disproportionnées pour certains par rapport à l’implication d’un ministre, il y a sous-jacente cette « politique autrement ». Et que certains amis socialistes, qui d’ailleurs n’ont pas toujours voté Ségolène Royal, ne doutent pas du sens profond et réfléchi de cette politique au service de la société française.
C’est pourquoi, pour finir, Nicolas Sarkozy invite, avec l’ouverture à gauche, les personnes qui l’ont compris à se mobiliser pour le changement profond qui doit avoir lieu en France. Il les invite avec leur sensibilité à participer à ce changement, plutôt qu’être dans la réaction de premier degré. En l’occurrence, le sens collectif de la Majorité Présidentielle, le sens d’équipe totalement tourné vers l’objectif de changement entraîne et est porteur d'avenir.
Chacun de nous, gauche, droite, doit faire l'effort de comprendre les mesures, leur sens, et les mettre en oeuvre à son niveau. Nous donnerons le mouvement et l'ampleur nécessaire pour revenir à la place de la France d'il y a 30 ans.
C'est cela la clé...et si c'était notre objectif cette année sur le blog : bien décrypter pour agir ?
Frédérique Legrain
20:35 Publié dans Decryptage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.07.2007
Du mouvement cette semaine pour le SDRIF
Après avoir été analysé et décortiqué pendant de nombreux mois par des acteurs publics et privés, des associations, des entreprises, des élus, le Schéma Régional d’Ile de France qui prévoit la réglementation de l’occupation des sols à un horizon 30 ans pour toute la région semblait insatisfaisant pour beaucoup.
Le Conseil Général des Hauts-de-Seine avait émis un avis négatif avec d’autres, le groupe majorité présidentielle présidé par Roger Karoutchi avait voté contre la délibération au mois de février 2007. L’analyse au plan plus local montrait combien ce schéma de SDRIF, souvent pour cause d'environnement, imposait des choix ressentis parfois comme drastiques de construction de logements sans pouvoir trouver finement les terrains disponibles en proche banlieue, ou de condamnation d’investissements favorisant le développement économique et l’emploi.
François Fillon a rencontré Jean-Paul Huchon cette semaine mercerdi et a ainsi demandé d’ »intégrer dans le SDRIF toutes les garanties nécessaires au service des habitants de la Région, tant en matière d’emploi que de logements, de transports et de développement durable ». L’Etat et la Région sont d’accord pour renégocier.
Cela a plusieurs fois été écrit sur ce blog, le développement durable pour lequel nous sommes clairement engagés, doit rimer avec une croissance intelligente et une recherche d’harmonie entre l’environnement et les activités humaines.
Un particulier doit être sensibilisé au développement durable, sans tomber dans le dogmatisme, qui ne réussirait d’ailleurs pas car il empêcherait une généralisation ; cela n’a d’ailleurs pas réussi par le passé avec la filière écologique en France qui est restée très minoritaire auprès de la population. L'effet sur l'environnement n'a donc été que très faible.
Le grand changement que propose le développement durable aujourd’hui est certes la prise de conscience collective mais surtout le fait qu'il crée des nouvelles règles économiques, des nouvelles règles de vie, qui peuvent s'appliquer à tous et pas seulement à une petite minorité.
Par exemple, en intégrant les coûts environnementaux dans les modèles du développement économique (coût du CO2, coût de l’énergie, valeur marketing vers les consommateurs de cette préoccupation, etc), il modifie certaines règles d’évaluation de rentabilité économique en faveur de l’environnement, mais il reste un modèle de développement et non un modèle purement écologique au sens passé du terme. Il favorise l'innovation généralisable de solutions plus favorables à l'environnement.
C’est la même chose pour les particuliers qui doivent gérer leur propre écosystème : sans renoncer complètement à la voiture ou au confort du chauffage, il s'agit de pouvoir jouer avec plusieurs outils en fonction des besoins : aller à l’école en velo, prendre le RER pour un trajet vers Paris, la voiture pour transporter des courses lourdes ou aller loin....
La compétitivité de notre région est incontestablement primordiale dans la compétition européenne et mondiale…si nous ne mettons pas les moyens de façon intelligence, c’est-à-dire équilibrée avec l’environnement mais sans bloquer (ex la Défense), le développement se fera ailleurs et nous n’aurons pas innové dans des recettes de développement économique durable que les autres nous envieraient…nous n’en ferions pas profiter les autres et les franciliens n’en profiteraient pas…
C'est l'enjeu qui était derrière les premières discussions de cette semaine. Sujet à suivre...
18:10 Publié dans Decryptage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.06.2007
Etonnant...
Ecouter nos adversaires socialistes en ce moment sur les ondes ou dans les journaux est étonnant : tous soulignent que le parti socialiste a tout à reconstruire, que son programme n'est plus adapté, plus grave son idéologie ne conviendrait plus non plus et qu'ils vont devoir revoir leurs propositions sur l'Europe, sur la mondialisation, l'immigration, la sécurité, et même sur la politique d'assistance!
Avec quel aplomb pourtant pendant toute la campagne des présidentielles, ils l'ont défendu leur programme...quoiqu'ils ne faisaient plus que critiquer celui du camp d'en face, n'ayant rien à dire. Ils accusent Nicolas Sarkozy maintenant de tromper ses électeurs, alors qu'il va faire tout ce qu'il a dit, avec des personnalités diverses qui croient en ce programme. Et on comprend pourquoi.
Mais s'agissant de nos adversaires socialistes, n'est ce pas tromper ses électeurs que d'appeler à voter pour quelque chose auquel on ne croit plus, pire, utiliser la peur sur la personne du candidat d'en face plutôt que de reconnaître qu'on est faible. Evidemment, cela n'aide pas à gagner. Mais les électeurs ont montré qu'ils avaient maintenant la maturité pour sentir la sincérité de l'engagement des candidats, le réalisme des propositions et la volonté politique réelle.
Il n'y a donc aucun problème à avoir un Parlement avec une majorité Présidentielle forte qui a appris à débattre en interne puis avec le pays, à être sincère dans ses convictions et à s'y tenir. Elle apportera certainement plus à un gouvernement dans la conduite des affaires de notre pays, dans l'étude détaillée des impacts des lois, qu'une opposition faible qui ne sait pas vers quel avenir se tourner. Il faut d'ailleurs leur souhaiter, pour l'avenir de notre pays, qu'ils évoluent aussi. Pour l'instant, la société a évolué plus vite qu'eux. Les citoyens l'ont bien compris et leur suffrage à nos élus de la Majorité Présidentielle en sera une belle confirmation, sans état d'âme.
Frédérique Legrain
19:45 Publié dans Decryptage | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
26.04.2007
Si j'avais voté Bayrou....
Je lirai le programme du Parti Socialiste – et pas seulement les déclarations de sa candidate - et je me demanderais si je vais vraiment, et surtout efficacement, faire de la politique « autrement » en me rapprochant de gens qui proposent de :
• Mettre en œuvre d’une politique industrielle par la création d’une Agence Nationale de « réindustrialisation » ;
• Relancer l’Europe ( ?) par une directive cadre sur les services publics ;
• Organiser une conférence nationale annuelle tripartite sur la politique salariale pour rééquilibrer le partage de la valeur ajoutée entre le travail et le capital et rénover les grilles de classification ;
• Encourager le développement de « Services publics unifiés » ;
• Renforcer le rôle de l’Etat dans la détermination de la stratégie des entreprises, et créer, à partir de la Caisse des Dépôts et Consignations, un pôle financier public ;
• Relancer la négociation sur le temps de travail, pour étendre le bénéfice des 35 heures, à tous les salariés, en précisant que « si la négociation n’aboutit pas, la loi interviendra » ;
• Renforcer les syndicats selon le principe des accords majoritaires et mettre en place d’un mode de financement public transparent et de mesures favorisant la cotisation syndicale ;
… etc …
J’étudierai le programme du Parti Socialiste – et pas seulement les tracts de sa candidate - et je me demanderais si je vais vraiment contribuer à réduire la dette du pays en me rapprochant de gens qui proposent de :
• Réintroduire le contrôle public à 100 % d’EDF et mettre en place un pôle public de l’énergie entre EDF et GDF ;
• Augmenter les effectifs de l’inspection du travail pour faire respecter le code du travail ;
• Repenser tout le système de Protection Sociale dans une grande négociation sur la Couverture Professionnelle Universelle (CPU.
• Créer 500.000 emplois tremplins ;
• Instaurer un bouclier logement limitant à 25% les dépenses de location pour les foyers modestes ;
• Ouvrir de dispensaires dans les zones rurales ;
… etc …
Si j’avais voté François Bayrou, je ne pourrais pas croire que Mme Royal a autre chose à proposer à François Bayrou qu’un tabouret dans son Cirque des Eléphants. Je m’interrogerai sur le fait que l’ensemble de la gauche qualifie de « ralliement » les électeurs de François Bayrou qui se tournent vers Nicolas Sarkozy, et de « soutien » ceux qui en font de même à l’égard de Ségolène Royal. Je choisirai de faire entendre ma sensibilité en apportant ma voix au programme qui reflète le mieux mes opinions et mes choix : celui de Nicolas Sarkozy.
(*) : Toutes ces propositions, vous l’avez compris, sont tirées du programme de gouvernement du Parti Socialiste.
Jean-Marc Loeser
12:20 Publié dans Decryptage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.04.2007
François Bayrou : 30 mn de critiques sur 30!
A écouter près de 30 minutes François Bayrou sur Europe 1 ce matin, on finit par se dire à la fin : mais de quoi a-t-il parlé? Pas une seule proposition, mais 30 mintutes de tactique politicienne pour essayer d'exister. Il parle de rassembler, il ne fait que critiquer les uns et les autres, voire de les remonter les uns contre les autres.
Contrairement à l'Allemagne dont il parle où le gouvernement d'Union Nationale rassemble les deux grands partis, peu envisageable en France, François Bayrou se met à dos les grands partis pour exister. Qui viendrait le rejoindre ensuite? Les gens qui se sentent exclus de ces partis, et qui continuent à être dans la critique ou l'échec (cf Azouz Begag) ou qui ne me paraissent pas vraiment présenter le renouvellement, tant on les a entendus à une époque qui me paraît déjà lointaine (Kouchner, Rocard...). Comme peut-il espérer donner une vision et un espoir aux gens en passant son temps à critiquer : écoutez-le sous cet angle, à chacune de ses interventions (même son spot officiel), il passe son temps à critiquer ; et après, son projet, ce serait diviser pour mieux régner?
Nicolas Sarkozy fait l'inverse, il a un projet et il souhaite rassembler une majorité franche derrière son projet, et son projet concerne chacun de nous et il n'oublie personne ; chacun pourra exister dignement dans la société qu'il propose, il ne fonde pas sa société sur le rejet de grands pans de la population, au contraire il veut les rassembler derrière des valeurs et une identité, ce que de nombreux français disent élection après élection sans être entendus : finalement, Nicolas Sarkozy ne propose pas seulement le changement, il est le seul à avoir compris que la France avait changé. Je suis totalement confiante sur le fait que son projet rassemblera derrière lui. Vivement dimanche!
Frédérique Legrain
Pour publier une note, envoyer la note à : contact@notreumpsud92.com
10:15 Publié dans Decryptage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.03.2007
Comment peut-on demeurer socialiste aujourd’hui ?
Jaurès disait qu’il fallait « partir du réel pour aller vers l’idéal », les socialistes font l’inverse, n’aimant pas les riches et le travail, ils organisent la pauvreté.
Colbert à son époque disait qu’il était nécessaire de rétablir l’ordre dans les finances.
Comment certains Français peuvent être aveugles et ignorer les problèmes existants ?
RETRAITE et TRAVAIL.
Ils ont fait croire aux Français en 1981, qu’ils pourraient prendre leur retraite à 60 ans alors que tous les rapports disaient qu’il fallait dès cette époque envisager de prolonger l’activité jusqu’à 67 ans comme en Suède (aujourd’hui l’Allemagne et 68 ans en Grande Bretagne).
De même pour les 35 h qui participent aussi à l’endettement de la France, en pénalisant les moins riches.
Depuis le 1er janvier 2004, la réforme Fillon permet a ceux qui ont travaillé tôt de s’arrêter avant 60 ans. Pour bénéficier du taux maximum (50%), il faut justifier de 3 conditions :
1 - de durée d’assurance validée, tous régimes confondus. (42 ans)
2 - et de durée de travail cotisée (avec possibilité de validation sous certaines conditions des périodes de service militaire, de maladie et de maternité. (42 ans)
3 - et d’une durée d’assurance en début d’activité (4 ou 5 trimestres validés avant 16 ans ou 17 ans, afin de pouvoir s’arrêter entre 56 et 59 ans). (42 ans)
Pourquoi vouloir remettre en cause ce progrès qui bénéficie à ceux qui n’ont pas pu faire d’étude ?
Pourquoi aujourd’hui, tant de retraités ont des retraites de misère ? Les Socialistes ont poussé les personnes âgées de 60 à cesser leur activité sans modifier les règles de base de la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse. La CNAV ne verse une retraite sans abattement qu’à partir de 65 ans, les caisses de retraites complémentaires font de même.
Une retraite à 65 ans est trois fois plus élevée qu’à 60 ans, et ce pour une personne qui ne travaille pas pendant cette période.
N’est-ce pas un abus de confiance, de dire aux Français, vous pouvez prendre votre retraite à 60 ans, sans leur préciser que pour en bénéficier sans abattement, il fallait à l’époque cotiser 37,5 années ?
Après avoir appauvri les plus fragiles, ils veulent aujourd’hui revaloriser les petites retraites ! En effet depuis la création de la CNAV, pour toucher la retraite au taux maximum (50%), si vous n’avez pas le nombre de trimestres exigés, il faut remplir des conditions précises :
- Entre 60 et 65 ans, si vous êtes reconnu inapte au travail ou, sous certaines conditions, si vous êtes ancien combattant ou ouvrière mère de trois enfants.
- A partir de 65 ans, quelle que soit votre durée d’assurance et votre situation.
Si les réformes nécessaires avaient été entreprises dès 1981, les générations d’avant la guerre (37,5 années d’activité) auraient participé à l’équilibre des retraites. Ceux qui ont fait des études doivent travailler après 65 ans, pour bénéficier d’une retraite normale.
L’absurde limite de 60 ans en 1982 est une erreur historique. Des chômeurs de plus de 50 ans, se sont rajeunis de 10 ans pour obtenir un entretien, et finalement trouver un emploi. Les socialistes ont discriminé les travailleurs âgés, alors que le François MITTERAND, malade, a continué à être Président jusqu’à près de 80 ans !
Les socialistes ont refusé l’orientation sélective, ont empêché les seniors de transmettre leur savoir aux jeunes, qu’ils ont poussé dans des filières théoriques sans débouchés. Les travailleurs usés physiquement, au lieu d’être mis au rebut, auraient pu former des jeunes dans des filières techniques et leur transmettre leur savoir faire. Nous manquons aujourd’hui de plombiers, serruriers, menuisiers….
16:35 Publié dans Decryptage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.03.2007
Pour couper en deux, on vise le centre!
Tout et son contraire
Le 23 février dernier, François Bayrou a fait une proposition : organiser des référendums sur la réforme des régimes spéciaux, les retraites et l’Europe. Il trouve aujourd’hui « essentiel que les Français puissent se prononcer sur des sujets aussi importants, afin que la réforme adoptée soit incontestable ». Hier, il était farouchement contre : en 1995, Jacques Chirac suggérait déjà l’idée du référendum pour adopter la réforme du système éducatif. Le futur candidat centriste, à l’époque ministre de l’Éducation nationale, n’était pas du tout d’accord, jugeant le procédé « dangereux » et déclarant qu’« un référendum est forcément passionnel. » Il enfonçait même le clou en disant : « Cela coupe le pays en deux. »... Voici le même en 2007 proposant au-moins trois référendums ! Sa stratégie serait-elle de ne pas en avoir ? Ou du moins d’adopter une stratégie de vrai centriste : attendre que les autres se dévoilent pour parler et viser en fonction de leurs programmes, en plein milieu, pensant satisfaire le plus grand nombre.
Révélateur
Son revirement sur le bon usage du référendum est révélateur : Les autres n’en parlent pas ?... J’en propose trois !... Les Français seront-ils dupes ? Pas si sûr. C’est la recette facile du « ni-ni »… du « oui-mais »… du « va doucement »… arrosée « d’un-p’tit-peu, mais pas trop »… avec des « ils auraient dû » et autres « Moi j’aurais »… le tout agrémenté de pincées d’« y’avait qu’à » pour les uns et « faudrait qu’on si possible » pour les autres… Le candidat centriste juxtapose les contraires, choisissant la loi du compromis. Deux exemples parmi d’autres : il « ne veut répandre la précarité ni pour le salarié, ni pour l’entreprise » ( ? ! )… Il admet que l’impôt de Solidarité sur la Fortune fait fuir les plus riches à l’étranger, mais déclare que « les plus fortunés devront acquitter une cotisation d’impôt supplémentaire. »… Allez vous y retrouver dans ce dédale. Au centre, on tourne en rond.
Jeu dangereux
Ce jeu est dangereux car il mettrait la France un peu plus à l’écart de l’Europe et du monde. Notre pays attend davantage qu’un saupoudrage de réformes, lesquelles deviendraient des réformettes qui ne viseraient qu’à essayer de contenter à peu près tout le monde. Il n’y aurait que des déçus et la France continuerait à reculer. Fini les à peu près. Il n’y a pas de temps à perdre. Tous les indicateurs et enquêtes d’opinion le montrent : la France a besoin de changer et veut se réformer pour rester dans la course. Le chant des sirènes peut plaire un temps mais la vérité des chiffres revient au galop. Seule une politique courageuse et franche sera valable. Même si cela ne plaît pas toujours, au contraire des centristes, Nicolas Sarkozy regarde la réalité en face, avertit, se retrousse les manches, soulève les vrais débats, explique et agit. Que font les centristes pendant ce temps ? Rien de concret. Critiquer pour mieux diviser, tel est leur credo. Rester entre deux, sans véritable programme, telle est leur méthode. Or, certaines réformes sont d’une telle évidence que même la gauche se divise entre idéologues et tenants de politiques raisonnées. Nous n’allons pas changer le monde mais devons nous y adapter. Les enjeux pour la France sont tels qu’il faut choisir entre deux modèles de société. Projet contre projet. Le reste n’est qu’utopie et poudre aux yeux, pour draguer des voix. Il faut savoir écouter. Il faut savoir aussi expliquer et convaincre, même si cela bouscule et obligera des remises en cause obligées le moment venu.
La meilleure réponse
Voilà pourquoi Nicolas Sarkozy est le président dont la France a besoin. Au risque de déplaire, il nous ouvre les yeux, ses propos étant plein de bon sens. Il agira là où il le faudra, pour sauvegarder nos valeurs essentielles, parce qu’il a une véritable vision de la France. C’est justement là où il existe des consensus que Monsieur Bayrou propose des référendums. Après des centaines d’études et de rapports chiffrés, posons-nous la question franchement : avons-nous besoin de référendums pour la réforme des retraites et celle des régimes spéciaux, lesquels sont aujourd’hui complètement décalés avec la réalité économique, source d’inégalités et de clivages ?... À force de rester entre deux chaises, on finit par tomber. Un jeu bien dangereux auquel joue François Bayrou. Son idéal peut paraître sympathique, il est irréaliste. D’autant que Madame Royal a rappelé à ses côtés les éléphants, verrouillant le PS dans ses doctrines dépassées. Preuve que Nicolas Sarkozy est vraiment la meilleure réponse aux attentes des Français.
Christian Lancrenon
Délégué UMP Sceaux
christian@lancrenon.fr
15:55 Publié dans Decryptage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.02.2007
Arguments concernant François Bayrou
La nouvelle forme de gouvernance prônée par François Bayrou ?
Jean-Claude Gaudin l’estime impossible sous la Vème République. François Fillon l’a qualifie d’impasse politique. Nicolas Sarkozy rappelle que la totalité des parlementaires UDF sont élus avec les voix de la droite et du centre.
Invité de RMC (21/02/07) Jean-Claude Gaudin a estimé que si le discours de François Bayrou « il faut dépasser les clivages, il faut que des hommes et des femmes » même aux « idées opposées puissent gouverner la France » peut séduire, la réalité de nos pratiques institutionnelles est toute autre. En effet, « sous la 5e République, il arrive un moment » « où on est bloc contre bloc; où l’on est dans un camp ou dans un autre ». « Déjà François Bayrou a cru aux vases communicants. Il pensait que quand cela allait mal pour le gouvernement, mal pour l’UMP, il en profiterait » …. « Maintenant il essaie de séduire avec une forme nouvelle de gouvernance, mais qui dans les institutions » qui sont les nôtres « ne peut pas se produire ». Pour le président délégué de l’UMP, « il faudra choisir, et il faudra que (François Bayrou) lui-même choisisse ». Le sénateur-maire de Marseille a toutefois insisté : « François Bayrou n’est pas un ennemi » pour l’UMP mais « un concurrent ». Et de rappeler que dans « les conseils régionaux, les conseils généraux et les mairies » les élus UMP et UDF « gouvernent ensemble depuis un certain nombre d’années », comme d’ailleurs les ministres issus de l’UMP et de l’UDF au sein des différents gouvernements de droite et du centre.
« Fondée sur l'idée d'un non-choix », la campagne de François Bayrou est « une impasse politique » a estimé de son côté François Fillon. « Or, après le 21 avril 2002, ce dont la France a besoin, c'est d'un projet fort servi par une volonté sans faille et une équipe ouverte. (…) Refuser de choisir entre l'assistanat généralisé prôné par la gauche et la politique de vérité défendue par Nicolas Sarkozy est une impasse politique » a-t-il expliqué au cours d’un entretien au journal du Dimanche (19/02/07).
Nicolas Sarkozy, sur RTL (21/02/07), a qualifié de « curieux » le projet de François Bayrou de constituer un gouvernement d'union nationale s'il est élu dans la mesure où « la totalité des parlementaires UDF sont élus avec les voix de la droite et du centre ». Il a par ailleurs défendu un préalable à l’ouverture : avant de « prendre les plus grands talents pour appliquer une politique » les Français doivent « choisir une politique ». Or, François Bayrou « veut prendre un peu de gauche, un peu de droite, un peu de centre », en fait une sorte de « melting pot ». Mais « si ce gouvernement improbable échoue, alors on livre la France aux extrêmes ou à la désespérance. (…) » a-t-il prévenu. « Ouvrir à des personnalités, c'est tout à fait nécessaire. Choisir une alternative claire, c'est tout à fait indispensable » a conclu le candidat de l’UMP.
Christian Lancrenon
23:00 Publié dans Decryptage | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
21.02.2007
A propos de Renault Vel Satis...
A propos de la Renault Vel Satis citée par Ségolène Royal dans l'émission de TF1 "J'ai une question à vous poser".
Je renvoie à l'excellent article paru dans la Revue "Capital n° 178 de juillet 2006 sous le titre "Ségolène Royal se démarque -t-elle aussi en économie?". Je cite : "Une Renault Vel Satis louée pour rien pendant des mois".
"Et puis il y a cette bête histoire de Vel Satis.....Choquée qu'un représentant du peuple puisse se déplacer dans un modèle aussi luxueux, Ségolène Royal a, dès le premier jour, troqué l'auto de sa prédécesseure Elisabeth Morin contre une Renault Laguna nettement moins tape-à-l'oeil renforcée quelques mois plus tard par une Espace. Grâce à quoi elle a pu clamer devant les journalistes qu'elle économisait les sous des contribuables.
Cela aurait pu être vrai si, en plus de la location de ses nouvelles autos, la region n'avait continué à payer pendant plusieurs mois pour la Vel Satis enfermée à double tour dans un garage, mais dont le leasing ne pouvait être interrompu. Régler deux fois la note pour paraître économe, il fallait quand même l'oser..."
Ségolène a encore osé mais cette fois-ci devant tous les téléspectateurs!
No comment!
Faîtes circuler l'information....
Jacques Z.
19:10 Publié dans Decryptage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.02.2007
A propos du Ralliement de Bernard Tapie à Nicolas Sarkozy ……
A en lire les blogs de gauche Tapie serait devenu « un voyou « ; « il doit avoir des promesses de Sarko pour régler l’affaire du Crédit Lyonnais « ; « on dit merci à Sarko qui Karchérise la gauche « « de démago- populiste « etc……… ( je cite ici quelques unes de réflexions relevées parmi 116 réactions à l’article ) .
Le problème du Parti Socialiste c’est qu’après Max Gallo ,Roger Hanin , André Glucksmann ( qui s’en est expliqué dans un long article dans « Le Monde « ) , la liste s’allonge( j’en oublie sans doute certains et non des moindres au passage , qu’ils m’en excusent ) et que si l’on a le droit de passer de droite à gauche le contraire n’est pas admis et déchaine la vindicte ; on se déchaîne contre toutes ces personnalités qui se rendent simplement compte que leur pays doit aller de l’avant et rallient le seul candidat qu’ils jugent capable de redonner cet élan à la France.
Alors Ségolène peut bien clamer dans son dernier meeting qu’elle est la candidate des « sans voix « ( je suis de son avis les siennes baissent d’ailleurs de plus en plus ) ; parler « des profits faciles , rapaces et fainéants « d’un camp « prônant le capitalisme fou « ( Allez donc dire ça au 2 Millions de petites PME qui se débattent pour sortir la tête de l’eau , accablées de charges sociales !!!! ) ; son discours ne passe plus auprès des électeurs et elle se sent de plus en plus isolée .
Nicolas ne faiblis pas tes supporters sont là !!!
Jacques Z.
19:10 Publié dans Decryptage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.12.2006
Ségolène et l’écologie ………
Sur la page Web du « Nouvel Observateur « du 13.12.2006 s’étale en grand le titre « Ce que je veux dire à Nicolas Hulot par Ségolène Royal «
Ceci m’a fait penser à ce qu’avait dit Dominique Voynet (alors Ministre de l’Ecologie ) suite au naufrage de « l’Erika « ( il y a déjà 7 ans et le procès va bientôt avoir lieu ) devant les côtes françaises polluées par la marée noire .La Ministre rentrait en hâte d’un voyage ( d’agrément ? ) au Nicaragua qui venait de subir un cataclysme sans précédent et devant toutes les télévisions réunies n’a pu que dire : « J’ai vu bien pire au Nicaragua …… « .
Ceci résume en quelques mots la gestion de l’écologie par un gouvernement socialiste !
Ségolène l’a sans doute oublié dans sa démagogie ………
Jacques Z.
19:10 Publié dans Decryptage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

